C'est Chouette les Cacahuètes - Jacques Delcroix (5/6)

Moyeu d'hélice ou cône

Pièce de bois en 8x8, 10x10 ou plus, tirée d'un bloc, fil du bois parallèle à l'axe d'hélice. Commencer par percer pourle passage de l'axe, puis d'équerre le trou pour le tube alu devant recevoir les pieds de pale (ø extérieur 3 mm environ). Il est plus facile en procédant dans cet ordre d'obtenir une pièce ronde et équilibrée (symétrie par rapport à l'axe d'hélice).

Le cône sera coloré avant collage des pièces métalliques (la couleur ne prend pas sur les colles s'il s'agit de couleur à l'eau). L'axe comporte à l'avant une petite boucle pour le remontage.

Il reste à tout enfiler et à former le crochet en "Z". La branche ab ne doit pas excéder 2,5 mm. Ce type de crochet est nécessaire avec des échevaux non tendus comme on les utilise, dont la longueur peut excéder dans certains cas extrêmes deux fois l'entre-crochets (pour les novices, distance qui sépare le crochet avant de la broche arrière). Il évite par rapport au crochet simple la formation de boucles de caoutchouc sur le crochet avant, ce qui diminue la puissance délivrée par l'écheveau et peut réduire les vols de moitié.

Claude Weber m'a donné un bon tuyau pour obtenir un blocage sérieux des pieds de pales dans leur logement : enduire les pieds de pales de colle contact après ajustage. Il y a aussi un bon truc pour donner un pas égal aux deux pales : viser où passe sur le B.A. de l'aile le prolongement de l'intrados l'hélice. Placer un répère à cet endroit. Faire faire un demi tour à l'hélice et régler le pas de la seconde pale en fonction de la première.

Le train d'aterrissage

...est aussi le train de décollage, partie importante du modèle, si le train s'affaisse au décollage, les pales touchent, le nez risque de se déplacer, le vol sera raté ! Le plus souvent le train est quelque peu réhaussé pour conserver une garde d'hélice suffisante. Prévoir l'enrôbage, l'habillage du train (acier 3, 4, ou 5/10 suivant poids du modèle) très important pour la présentation. Il n'est pas évident de percer à ce diamètre sur seulement 3 ou 4 cm de long seulement. Il faut préparer une pointe d'acier du ø voulu, avec 4 facettes, on s'efforcera de viser dans la direction du fil du bois et d'avancer en tournant. Il est prudent de choisir un planche d'épaisseur confortable, par exemple du 6 mm. Et ne pas croire y arriver du premier coup. On diminue l'épaisseur et on met en forme après le percement de part en part. On risque parfois d'avoir de mauvaises surprises lors de l'amincissement si l'acier s'est tordu lors du percement. A refaire ? Peut-être bien.

Et nos roues?

Pas facile de trouver un tube assez fin pour ne pas occasionner d'importantes vibrations sur un axe de 3, 4 ou 5/10. Solution écologique : les pailles... cherchez bien et vous trouverez. S'y prendre à la belle saison et ne pas hésiter à en faire une abondante provision. Personnellemnt, je m'amuse à faire des tubes en papier japon roulé. Pas évident, mais pas de problème de coloration. Je ne vous donnerai pas de méthode, je ne réussis pas à tous les coups. Si vous n'arrivez pas à rouler à sec du japon sur de l'acier 3/10, il n'est

Passons aux pneus

D'abord tailler un tore de section carrée. Le tour n'est pas nécessaire. Il faut le coup d'oeil pour s'en passer. On coupera ensuite les angles à la lame de rasoir cassée. On peut utiliser ensuite une lime ronde très douce...

Il faudra de toute façon faire un outil : par exemple un abrasif roulé sur ou même collé sur un tube de faible diamètre, 4 à 7 mm, que l'on utilisera plus ou moins incliné dans les sens pour adoucir les angles (fig. 47). Pour la régularisation de la paroi externe, on procède à la main (petit bout d'abrasif) avec lequel on "enveloppe" la forme. Teinture : encre Pébéo là encore ; inutile de diluer, noir pur. Après séchage, ponçage fin puis enduit dilué, sinon, coulures et brillant inégal.

La roue propremet dite

Dans certains cas où elle est très voyante, il conviendra de faire la jante : une siple bande de balsa de en 3, 4 ou 5/10, colorée à l'encre Pébéo ou à la gouache diluée (fil de bois transversal). Cette jante sera maintenue dans le pneu à sa place par une simple flasque en balsa 10 ou 15/10 colorée avnt ajustage et collage. Pour certains modèles, on peut même réaliser la roue en deux flasques que l'on ajoutera ensuite (SK1 Trempik). Il faut aimer !

La roue avant (tricycle : Pottier 100TS) ou arrière pourra être un peu simplifiée, mais pourquoi ne tournerait-elle pas aussi? Là un axe de 2/10 est amplement suffisant : nouvel exercice de roulage, ou paille. Pour les roues à rayons, le commerce est séduisant. Les productions américaines Williams en particulier. Emmanuel Fillon faisait de très belles choses et les distribuait généreusement en prix lors des concours. Il fallait cependant "tomber" sur le diamètre voulu.
Voir le MRA 444 pour la fabrication de ces roues à rayons. On pourra remplacer les lourds anneaux de rideaux par du balsa ou du styrofoam.
On pourra fixer ces roues au dernier moment. L'enfilage du "verrouillage", un mini morceau de tube en papier roulé, demande quelques précautions et et de la patience. On peut limiter les risques de perte en ne s'installant pas sur une moquette, mais plutôt sur un couvercle. On prend un tube trop long, on essaie d'enfiler, on y arrive, on coupe en ne laissant qu'un milimètre sur l'axe. Fixation par une micro goutte de colle. Si vous utilisez de la cyanoacrylique, ne collez pas la roue !

Faux moteurs apparents

J'aborderai "sur la pointe des pieds" le problème des moteurs apparents. J'ai utilisé avec un bon résultat des cylindres du commerce sur un Piper J3. Je les croyais lourds, ils le sont, j'ai du encore ajouter du lest ! J'en ai fait en papier coloré et balsa pour le SK1 Trempik... pour ajouter du plomb! Il est difficile d'arriver à la netteté de moulage du plastique, mais on peut serrer de plus près la réalité pour les formes et les dimensions; tiges de culbuteur, pipes d'échappement sont à tirer de fines baguettes de balsa formées, colorées à la gouache, qui permet une variété de nuances et d'effets à l'infini.

Assemblage

Toutes les immatriculations sont-elles collées ? Les tracés des portes, volets, ailerons sont-ils faits? Les inscriptions éventuellement ? On va pouvoir passer à l'assemblage. S'assurer une dernière fois que le dos du fuselage épouse bien l'intrados du profil (aile haute). Pour le collage, il est pratique d'utiliser une colle instantanée telle Cyano Bois. Pas le droit à l'erreur : indécollable sans dégât. Un film sur la "tranche arrière" du bord de fuite de l'aile, bien viser, presser et... hop? On passe à l'avant. Avant d'y poser deux gouttes de colle cyano, garnir la partie intermédiaire de vinylique blanche diluée. Les pints de collage à l'avant doivent être très "prudents" : risque de blnchissement des vitrages déjà posés.
On monte le stabilo puis la dérive en général, le stabilo étant simplement coincé provisoirement pendant le collage de la dérive. Pour celle-ci je me cntente de deux petits points de cyano, le reste à l'enduit, ou à la vinylique diluée. Mais il convient auparavant de bien repérer la position exacte de la dérive.

Avec du vrillage positif à la demi aile droite (Lacey M 10) ou deux vrillages négatifs différentiels : moins négatifs à droite qu'à gauche (Piper J3, Citabria, Potiier 100, SK1), on évite l'engagement à droite dû à la surpuissance et à une vitesse initiale élevée. Si la dérive est à droite, ou seulement au neutre, on constate souvent une tendance à serrer à droite en fin de vol quand le couple moteur diminue. Pour compenser cette tendance, il faut braquer franchement la dérive en virage à gauche. C'est la technique que j'utilise sur le Pottier et le SK1 en particulier ce qui conduit à mettre un peu plus de virage à droite au moteur... Mais pas tellement. Si l'aile droite porte plus, elle traîne plus aussi ce qui favorise la mise en virage à droite. On peut utiliser très exactement la même technique en maquette 66.

Ajouté le 19/11/2008 - Auteur: Jacques Delcroix - Catgégorie: F4F