Tableau de bord
Calquer la forme sur une feuille de papier (s'assurer que l'encre de chine ne bave pas sur ce papier). Esquisser au crayon les cadrans en prenant la précaution de les aligner comme il faut et de les proportionner. On peut toujours faire deux tableau de bord et choisir le meilleur. Différents moyens de coloration sont utilisables. Je trouve les encres Pébéo bien commodes (elles se diluent à l'eau). On peut utiliser l'encre de chine et une plume à dessin très fine (dessin des cadrans). Tout est possible avec des réhauts de couleur (gouache évidemment utilisée épaisse et couvrante). Ce tableau, dont on aura bien vérifié les contours est collé sur une plaque de balsa de 2 ou 3/10 à fil transversal avec un bâton de colle solide, genre UHU Stick. Collage de l'ensemble et arasement soigné avec le dessus du capot moteur.Le ponçage général de l'ensemble du fuselage réclame la légéreté de main et le doigté déjà évoqués.
Entoilage
Commencer par le dessous, coupé ras après séchage, puis les flancs : léger débordement et rabat sur le dessous de 1/2 à 1 mm. Enfin, le dessus. Même choix de papier avec une facilité plus grande pour le collage du japon à la vinylique, toujours face brillante dehors, sans risque de vrillage à redouter. Seul avantage du collage au nitro : un peu moins de risque de plis dans les angles. Bien sûr, toujours des coupes débordant la pièce de 5 à 8 mm dans toutes les directions (avec l'expérience on peut réduire ces marges, donc les chutes). Cette fois le papier est tout bêtement placé avec les fibres parallèlement à l'axe du fuselage. Ne pas oublier de placer la face lisse vers l'extérieur.
Tension à l'eau, peu SVP, très peu, au pinceau humide, c'est tout. Après séchage longue durée, enduit nitro dilué, pris par petites quantités avec le bout du pinceau.

Immatriculations
Pendant le séchage, on peut découper les immatriculations. Instrument? Lame de rasoir cassée en biseau. Les plus faciles à casser donc les meilleures pour cet usage sont les Gilette "jaunes" aussi appelées "Gilette Française".
Les immatriculations blanches seront découpées comme les bandes décor de cette couleur dans du papier "par avion" (papier à lettre très léger). Le plus pour une texture égale. Vous pourrez alléger celui-ci par ponçage régulier sur un marbre ou surface ultra lisse et plane...Les centièmes peuvent vous intéresser!
Pour les immatriculations noires, vous devrez trouver du "modelspan" noir léger. Je ne connais à ce jour pas de fournisseur en France (aux dernières nouvelles - de 1981 ! - Scientific France : japon sauf noir. Voir les liens de fournitures.) Travailler en transparence sur le plan ou son calque, sous un éclairage intense (soleil de préférence).
Pour quelques autres couleurs on peut prendre du japon de couleur (jaune, orange, rouge, bleu, vert)... Mais on se heurte au même problème de distribution : où en trouver ? Vous pouvez toujours en commander en Angleterre, voir petites annonces dans Aeromodeller, ou les adresses sur l'article de T. Bachellier : "Bien débuter".
Décors
Certains décors, à défaut d'être réalisés en japon de couleur, devront être réalisés au feutre. L'expérience montre que malgré la meilleure application, le résultat est le plus souvent décevant dès qu'il s'agit de surfaces un peu grandes. Pour des badges ou insignes, l'effet est toujours plus facile : petites surfaces, pas de problème de poids, on peut utiliser des couleurs couvrantes telles que la gouache. Les inscriptions peuvent être dessinées à la plume, ou plus aisément (à mon avis) au feutre fin indélébile noir (marque Stabilo). Chercher des règles très légères pour ces tracés et bien les tenir pour que les lignes droites ne "décrochent" pas brusquement.
Si le Modelspan se colle bien à l'enduit, le japon exige d'être préalablement enduit à l'envers (côté le moins lisse). Il peut être alors collé, sinon au diluant, au moins à l'enduit dilué. le papier blanc "par avion" se colle bien de la même façon. Il n'est pas brillant et se laisse bien "pénètrer". Hélas tout cela pèse toujours plus lourd qu'on pense !
Vitrages latéraux
On peut alors au moins poser les vitrages latéraux, exception : le SK1 Trempik a un vitrage complet d'une seule pièce. Le meilleur vitrage que j'aie trouvé jusqu'à maintenant est une matière dont j'ignore la nature. Je la trouve à l'Intermarché du coin autour du paquet de papier (en feuilles et non en rouleaux) que l'européen moyen cache en général dans la plus petite pièce de son appartement. Je colle ces vitrages à la colle contact Pattex Contact Compact diluée avec du Dilupeint (produits trouvés dans le Mr Bricolage du coin). Dessiner le plan des fenêtres à l'envers - comme tout bon collage à la contact, il faut mettre de la colle sur les deux faces, donc à l'intérieur du vitrage (intérêt du dessin de la fenêtre à l'envers).

Dans le cas du Pottier 100, on peut exercer une bonne pression sur tout le pourtour en passant les doigts dans l'ouverure supérieure (emplacement où l'aile sera collée ultérieurement). Opération facilitée par la largeur du fuselage... Le pare brise ne peut être mis en place qu'après la pose de l'aile, sur laquelle il s'appuie.
Hélice
La roue libre n'est absolument pas utile pour une cacahuète. Un modèle bien réglé doit se poser au plus mal au dernier tour d'hélice, plutôt avec quelques tours dans le ventre. Par contre l'hélice en plastique est une solution de facilité qui limite la durée des vols et les possibilités de réglage. L'hélice en plastique est conçue pour le vol d'extérieur avecun faible pas, un déroulement rapide et une montée sèche (dans un gymnase c'est au pire l'écrasement au plafond et des rebonds contre les murs avant dislocation...).

Par contre l'élice à pas réglable... au sol (allusion taquine au pas qui se dérègle et au pales qui se étachent en vol ou au remontage) ce n'est pas aussi difficile qu'on le croit, dans une planche en 60/10 moyen.
Disposer les pales suivant schéma, bout à bout dans le même sens, dans le droit fil et mettre un repère (les pales auront ainsi un maximum de cance de réagir de la même façon... elles tournent tout de même à plus de 1000 tours/minute !). Les contours doivent être rigoureusement exactement exacts et semblables.

Le tracé des B.A. et B.F. se fait avec précision. Le deuxième bloc est tracé en parallèle : 6 mm exactement sous le premier. On retire les parties hachurées (côté intrados) au couteau et on réunit dle B.A. et le B.F. par un plat hélicoïdal. L'extrados affecte la forme bombée d'un profil d'aile. Il faut absolument des pales plus fines aux extémités, plus solides à leur base : deux bons millimètres d'épaisseur, un bord d'attaque bombé (à l'extrados), un bord de fuite affiné sur le dessus.

Comparer en plaçant une règle ou un crayon au dessus et au dessous du profil : vous êtes seul juge. Prenez votre temps ! Défaut souvent constaté : profil incitant à se demander le bon sens de la pale (aucun!). On observera la tenue oblique du couteau, son angle d'attaque du bois (exagéré volontairement sur le schéma), la tenue oblique de la cale à poncer.

Les pieds de pale seront constitués de bois dur rond Ø 2 mm ; ne pas prendre de rotin qui se cisaille très facilement.
On trouve des tiges de bambou destinées aux brochettes pour la cuisine asiatique qui sont parfaites : solides, et au bon diamètre, en sachet de ... 100 ! Dans les magasins spécialisés.
Biseauter à 2 pans l'extrémité de ces pieds de pales sur 10 mm environ. Préparer les encoches dans la base des pales à la lame neuve et soigner l'ajustage. Les pales doivent être colorées en même temps que les pieds de pale, opération à effectuer avant collage.

L'encre de couleur Pébéo est pratique : la valeur plus ou moins soutenue de la couleur est obtenue par dilution. Faire des essais de couleur sur des échantillons de bois. Après séchage de cette encre, des heures peut-être s'il fait humide ponçage à l'abrasif très fin et usé pour faire disparaître les "barbes" du bois sorties avec l'humidité de la couleur. L' "opération" enduit comporte plusieurs couches de plus en plus diluées avec ponçage entre chaque couche (attention, attendre un bon séchage avant de poncer). Là encore ne par surcharger le pinceau et bien étaler. On peut travailler à fil "croisé" pour deux couches successives.

Et maintenant : le nez !
Il devra impérativement être ajusté dans la partie avant du fuselage. Nos appareils fonctionnent avec un écheveau non tendu... si le nez ne tient pas, le modèle se dérègle, pasla moindre fantaisie à ce niveau ! Plusieurs types d'emboîtement :

Lacey M10 : (idem pour Piper J3 et Citabria)
Avantage : grande surface de contact, inconvénient : coreection de piqueur et virage nécessirtant des cales relativement épaisses et peu esthétiques.
SK1 Trempik et Pottier 100 :
Bouchon plus petit et nécessitant un ajustage plus fin et "entretenu" serré. Avantage : cales très fines quasiment invisibles. On peut avec u peu de chance éviter toute cale sur un modèle refait. Valeur moyenne de virage à droite : 3°. Piqueur : 1 à 3° (pour un appareil de "durée", léger, à vol lent et montée lente... comme la descente!).
L'axe d'hélice peut être en 10/10, 8/10 ou 6/10 mm (plus l'appareil est léger plus on peut le réaliser en acier fin). Si l'on a la chance de trouver les petits "bouchons" en plastique faits aux USA (Peck Polymers), on peut utiliser pour un axe en 10/10, 8/10 à la rigueur (attention au jeu). Pour du 6/10, ou si l'on ne dispose pas de ces bouchons, il convient de réaliser deux paliers en laiton très fin (3/10) dont on repliera les 3 coins.

Ces paliers en laiton permettent un ancrage solide et précis avec les colles dont on dispose. Précaution : positionner d'abord le palier sur la face avant du bloc, puis celui sur la face arrière pour respecter l'angle de virage et le piqueur voulus.
