C'est Chouette les Cacahuètes - Jacques Delcroix (3/6)

Fuselage

La structure peut varier à l'infini. Je citerais rapidement le cas des fuselages ronds ou ovoïdes (YAK3 ou Corsair F4U 4 ci dessous), 4 longerons qui affleurent, des entretoises sur lesquelles sont collées des formes en arc de cercle, des lisses (10 ou 12 au moins sur le pourtour). Bien délicat pour un début...



On continuera par une autre complication : Piper ou SK1 Trempik : 2 flans (oubliant la partie supérieure du fuselage hachurée).



Flans réunis ensuite avant d'ajouter toutes les garnitures : dosserets, longeronnets, etc.
Le Citabria est un peu plus classique avec ses 4 longerons d'angle. UNe fois l'assemblage des flans effectué , on ajoutera les les lisses larérales donnant le léger bombé des flans. En tous cas, prévoir pour le stabilo une fente bien dégagée sur l'arrière, de 2,5 ou 3 mm (avec l'épaisseur du stabilo, débattement de 1,5 - 1 mm minimum). Dans le cas du Pottier 100 TS cet espace est à prévoir dans la dérive.
On passera à du plus classique genre Lacey M10 ou Pottier 100 : 4 longerons d'angle solides et légers assemblés par flans 2 à 2. On peut procéder dans l'ordre indiqué :



Si l'on procède dans cet ordre, on peut araser les entretoises avec précision, en visant pour respecter l'alignement. Une fois le premier flanc sec et poncé pour rattraper les plus infimes différences de niveau, on peut poser par dessus une feuille de plastique transparent et faire juste au dessus le second flanc parfaitement semblable au premier.


Assemblage du fuselage

Un ponçage sérieux, en douceur, de ces deux flancs s'impose avant leur assemblage... qui peut se faire si l'on utilise la colle miracle spécial bois Cyanolit (étui brun). Prendre garde aux vapeurs très nocives (picotement des yeux) et au piège des doigts qui restent collés sur la structure. Pour le Pottier 100, par exemple, on commence par coller les 7 entretoises comme l'indique le schéma fig.24. Soigner les coupes et s'aider d'une ou deux équerres.



Pour le collage, on pourra raporter le second flanc, 4 mini gouttes de "cyano-bois" sur le haut des entretoises 1, 2, 3, 4. On inspire un grand coup, on vise bien pour les premeir point et l'on procède de la même façon pour les entretoises 5, 6, 7, 8, en écartant la structure pour poser les minigouttes.



Si l'on redoute cette métode qui nécessite des réflexes prompts et des gestes précis, on procèdera sagement et par étapes avec une colle moins dangereuse et moins coûteuse, toujours la vinylique diluée, en dressant cette fois les flancs verticalement à la distance voulue : punaises et cales + épingles. On peut même s'aider d'un faux cadre en carton épais.
Poser et coller les entretoises inférieures 1, 2, 3, 4, puis les entretoises supérieures 5, 6, 7, 8.






Une fois l'ensemble démoulé, biseauter suivant le plan l'intérieur de la pointe arrière des deux flancs. Opération délicate : incision des flancs derrière les entretoises 4 et 8. Il vaut mieux ne pas cisailler les longerons. Si la lame est allée trop loin, on utilise des lamelles de scotch de 1,5 mm de large pour les tenir en place...



Les cadres préparés permettront une liaison arrière des deux flancs avec précision et un séchage sans glissement du raccord.
Vient le moment de l'ajustage et de la pose des entretoises de la partie arrière. Eviter de tomber dans un piège classique : les entretoises inférieures sont plus courtes en raison de l'inclinaison de l'axe de la dérive. Ajuster en fonction du plan et toujours à l'oeil. Si vous n'êtes pas sûr de vous, faites tout cela à plat, sur chantier, en visant toujours pour les alignements. On retourne fuselage sans dessus dessous. Si des entretoises ont été coupées trop courtes, elles pourront servir pour le dessous !
Après le séchage, retourner, ajuster, coller le "dessous" puis les entretoises 5, 6, 7, 8.



On peut ajouter le train, en acier 4/10 (suffisant). Le préparer d'un seul tenant, l'ajuster, le coller par trois points de cyanoacrilate, genre Cyanogrip ou Loctite, qui fera très bien l'affaire (ces colles très fluides s'étalent et coulent toutes seules : mini quantités SVP!)
Assurer la fixation du train par la pose d'équerres (fil du bois parallèle au grand côté du triangle). Si vous oubliez cette règle vous vous donnez l'air de ne rien y connaître, mais il y a plus grave : tout renfort, tout gousset ainsi mal conçu, ne remplit plus sa fonction!
Vient l'heure de l'habillage : plaque de balsa 10/10 recevant la broche arrière, petites équerres de renfort, parties coffrées encadrant éventuellement les fenêtres (exemple Pottier 100), en balsa 10/10 léger aminci par ponçage à 3/10. A noter deux fils du bois (<--->) pour l'encadrement avant (parallèlement aux montants). Pièce 3 coupée après séchage à sa base. Pour éviter les risques de gondolage, on peut commencer par effectuer un collage par points. On appliquera après séchage de la colle vinylique très diluée à la pointe du pinceau le long des joints. Collage de l'embase 4 (1x1.5) et après séchage seulement, découpe des contours exacts de la fenêtre autour d'un gabarit (angles arrondis).


Capotage moteur

Commencer par le plancher, avec allègement de la face interne. Les pièces, coupées dans du 60/10 pour favoriser les arrondis sortiront de la planche la plus légère possible (environ 40g en 10cm de large, 35g environ en 8cm de large). Taille au couteau avant ponçage : compter le moins possible sur celui-ci, responsable de beaucoup de ... regrets. L'erreur classique est de préparer des pièces trop petites, d'arrondir en bombant des contours qui devraient rester rectilignes. Eviter le ponçage en aller et retour qui aboutit à ces contours bombés, bien gênants quand il s'agit de les coller bord à bord. Il faut s'efforcer d'apprendre à poncer dans un seul sens et de maîtriser ce geste classique du modéliste qui trop souvent déforme.




Les pièces 1 2 et 3 seront encore dégraissées après pose de la pièce 4 (lime ronde ou feuille d'abrasif roulée sur un crayon).
Cette pièce 4 doit plutôt excéder les cotes exactes, on réalise l'ajustage comme les trois précédentes, on peut toujours retirer de la matière, en ajouter : impossible !...Tant pis pour vous. Les raccords se verront toujours. Refaire ne veut pas dire mieux faire. En recommençant une pièce, on risque de vouloir récupérer le temps perdu et le résultat est compromis d'avance. Règle d'or : toujours bien faire du premier coup. Débarassez-vous de votre étrange lucarne, vous aurez du temps libre ! Moins pressé(e), travail plus soigné! On arase la face avant du fuselage et on pose la plaque avant.



Façonner le capotage avec un couteau (lame bien aiguisée à la main par votre boucher ou vous-même) doit être un plaisir !!! Le faire durer. Tout copeau trop gros risque de constituer un défaut définitif. Toujours examiner les formes à l'oeil, d'après plans et documents. Se méfier une fois encore du ponçage aveugle et irréfléchi. Cale à poncer plate pour les surfaces plates. Papier abrasif coupé en petits morceaux pour les parties bombées (parfois en creux même : SK1 Trempik). Penser à affiner le grain de l'abrasif petit à petit.

Ajouté le 11/11/2008 - Auteur: Jacques Delcroix - Catgégorie: F4F