Fike Model E, une autre cacahuète RC

Après le Lacey M-10, je vous propose cette fois-ci un autre modèle ayant plus d’allure mais présentant quelques petites difficultés de construction supplémentaires. Le Fike est comme le Lacey un avion de construction amateur des années 70. Il Fût construit par William Fike. Il n’y a eu que très peu de versions différentes. Celle que je vous propose est la version équipé d’un capot de Piper PA-18 qui lui donne un look plutôt sympathique.
Le Fike présente un avantage non négligeable, sa surface alaire. Cet avantage n’est pas des moindres car il permettra une réduction de la charge alaire et par conséquent de la vitesse de vol.

Equipement

  • Moteur: Micro Invent G15 4W Bee
  • Controlleur:Micro Invent MBC1
  • Récepteur: Micro Invent MINOR Eco
  • Actuateurs: 2x  Micro Invent MCA3S
  • Hélice: Micro Invent MCF5030 (moulée en carbonne)

Le fuselage

Toutes les pièces et longerons sont découpées dans du balsa de 15/10. Les pièces F1, F2, F3 et F4 proviennent d’une planche de balsa 8/10. Commencez par construire un des deux flancs. Pour que le second soit parfaitement symétrique, je vous recommande de construire le second par-dessus. La méthode traditionnelle veut que l’on protège le premier avec une feuille de film plastique (film étirable alimentaire) afin d’éviter qu’ils ne soient collés ensemble. Personnellement je construis sans protection et je fais attention à la quantité de colle que j’utilise pour éviter un collage trop important des deux flancs qui serait impossible à défaire par la suite. Après séchage, retirer les deux flancs du chantier. Il y a de fortes probabilités qu’ils soient collés ensembles par les inévitables petits débordements de colle. Si c’est le cas ne séparez pas tout de suites les flancs, poncez les d’abord car la manipulation et surtout le ponçage en seront facilités. Ensuite, décollez les flancs à l’aide d’une lame de rasoir fine. Vous disposez main tenant de deux flancs parfaitement symétriques.

L’étape suivante consiste à entailler les flancs aux endroits nécessaires pour pouvoir leur donner leur forme finale. Pensez à biseauter les extrémités arrière pour éviter une sur épaisseur inutile et disgracieuse.

Continuez par l’assemblage des flancs l’aide d’entretoises en balsa 1,5x1,5 mm. N’assemblez que la partie centrale du fuselage, là ou les flancs sont parallèles. Assemblez ensuite les parties avant et arrière en veillant bien à l’équerrage. Découpez et collez les entretoises restantes.

La construction du capot commence par le collage des couples C2 et C3. Vérifiez bien le sens de ces pièces. Découpez et collez le longeron qui les relie. Il restera le coffrage en balsa 8/10 à réaliser. Si vous arrivez à trouver un balsa souple il ne sera même pas nécessaire de le mouiller. Dans le cas échéant, il faudra mouiller la face extérieure pour aider à la courbure du bois.

Pour suivre, confectionnez la partie amovible du capot (C1). Elle est composée de 3 couches de balsa 15/10 contrecollées fils croisés à 90 degrés. Il faut ensuite prévoir 2 tourillons de fixation. Positionnez C1 correctement sur le fuselage sans coller. Percez deux trous à travers C1 et C2 (un de chaque côté) pour marquer l’emplacement des tourillons. Percez C1 et C2 au diamètre voulu. J’ai utilisé du bambou de 3 millimètres de diamètre. Vous pouvez utiliser ce qui vous tombe sous la main mais évitez de prendre quelque chose de trop fin car les trous destinés recevoir les fixations pourraient s’abimer très vite. Des cure-dents font parfaitement l’affaire. Ne pas oublier que les tourillons doivent rentre un peu en force dans les trous réalisés dans C2. Collez les tourillons dans C1.

Collez les pièces F5, F6 et F7. Coffrez le dessus du fuselage de F5 à F7. J’ai utilisé du balsa de 5/10. Vous pouvez éventuellement remplacer le balsa par un papier bristol mais attention, le bristol est au moins aussi lourd que le balsa. La solution la plus adaptée est de partir d’une planche de 8/10 que l’on ponce jusqu’ obtention de l’épaisseur désirée.

A ce stade il faut penser à finaliser le ponçage. Placez le bloc avant (C1) en position. Il doit tenir correctement en place avec les tourillons. Poncez délicatement C1 de manière à obtenir les formes dessinées sur le plan. Profitez-en pour donner un dernier coup sur le reste du fuselage là ou cela s’avère nécessaire.

Passez ensuite à l’installation des actuateurs, du récepteur, du contrôleur (ou variateur selon l’équipement choisit) et du moteur. Les actuateurs et le récepteur sont collés avec de petites gouttes de cyano sur leurs supports en balsa. J’ai réalisé un couple pare feu en contre-plaqué de 10/10. Le moteur y est vissé. Le couple pare feu n’est pas représenté sur le plan car à nouveau tout dépendra du matériel que vous avez choisit pour équiper votre modèle.

La dernière étape consiste à réaliser le train d’atterrissage. C’est une simple corde à piano de 0.8 mm mise en forme. Coller le train d’atterrissage sur son support en balsa 15/10. Coller ensuite l’ensemble dans le fuselage comme indiqué sur le plan.
Les roues sont constituées de 4 couches de balsa 3mm contrecollées, fils croisé à 90°. La forme finale est obtenue par tournage à l’aide d’une mini perceuse.

Dérive et Stabilisateur

L’ensemble des pièces provient d’une planche de balsa 15/10 léger. Veillez au sens du fil du bois pour la découpe des pièces R1, R2, R3, S1, S2 S3 et S4, la solidité en dépend. Un détail important est de ne pas séparer les gouvernes avant l’entoilage. Cette opération serait rendue beaucoup plus difficile et il y a de fortes chances que vous rencontriez des problèmes de déformation de la structure lors de la tension du papier à l’eau.

Lorsque la dérive et le stabilisateur sont terminés vous pouvez directement passer l’entoilage. Ensuite, séparez les gouvernes à l’aide d’une lame de rasoir. La dernière étape consiste à la pose des charnières. Elles sont de simples morceaux de fil élastique (élastique à chapeaux) dont on a enlevé la gaine. Il en faut 5 pour le stabilisateur et 3 pour la dérive. Il faut réaliser de fins trous avec une épingle puis les y glisser et les sécuriser avec de micro gouttes de cyano fluide.

L’aile

Elle ne présente aucune particularité. Il y a deux nervures différentes (W1 et W2). W1 (19) est à découper dans du balsa 8/10 tandis que W2 (2) devra provenir de balsa 15/10. Le borde de fuite est en balsa 3x1,5mm et le bord d’attaque en blasa 1,5x3 mm. Les saumons sont optionnels et seront découpés dans du balsa 8/10.

Entoilage et finition

Il est fait au papier japon. Indispensable dans ce cas car les matériaux traditionnels seraient beaucoup trop lourds. Vous pouvez vous en procurer chez tous les revendeurs cités ci-après. Prenez de l’ESAKI, c’est de loin le meilleur disponible.

Une solution vraiment pratique pour la décoration consiste à imprimer votre papier japon à l’aide d’une imprimante à jet d’encre. C’est vraiment facile et rapide si on compare cette méthode à de la peinture et le résultat est excellent. Pour plus d’information à ce sujet, référez vous à la section «Impression de papier japon avec une imprimante à jet d'encre» dans ce même article.

Pour terminer la construction

Il ne reste plus qu’à assembler les différents éléments. Collez l’aile, la dérive et le stabilisateur au fuselage par de petits points de cyanoacrylate. Il vaut mieux ne pas trop fixer l’aile de façon à ce qu’en cas de choc violent les points de collage puissent faire office de fusibles et donc limiter la casse.

Les arrêts des commandes et des roues sont des gouttes de cyanoacrylate épaisse accumulées et durcie à l’aide d’accélérateur.

Le kit

Si vous souhaitez gagner du temps en construction je vous propose un kit complet contenant tous les matériaux nécessaires à la construction du modèle : Les pièces découpées au laser, les différents longerons, le plan, le papier japon imprimé, les accessoires nécessaires (guignols découpés en CTP 4/10, charnières, vitrage,…).

Vol et réglages

Le centrage correct a été obtenu par la simple disposition des éléments come indiqué sur le plan. Quelques ajustements seront nécessaires en fonction du matériel que vous utiliserez. Les gouvernes sont calées au neutre. Dès le premier vol le Fike s’est montré très sain en vol. Je n’ai du apporter aucun réglage ni correction au trim. Les trajectoires sont nettes et le modèle est très stable. Il faut soutenir légèrement la profondeur en virage. Si on ralentit trop le décrochage arrive assez vite.

Le Fike est d’un point de vue du pilotage tout fait adapté aux pilots peu expérimentés mais ne s’adresse malgré tout pas au complet débutant.

Ajouté le 17/02/2011 - Auteur: Benjamin Magits - Catgégorie: Micro RC