Maillet M-20 et dérivés

Le Maillet 20 a été construit à trois exemplaire à partir de 1935. Un dérivé militaire, Maillet 201 presque similaire, a été produit à une trentaine d’exemplaires. Les trois 20 sont tous différents. Le prototype F-ANQY, qui fait l’objet de la maquette, était rouge, avec une cabine triplace en tandem. Le numéro 2, F-AODA, bleu et argent possédait une cabine surbaissée, le pilote bénéficiant à l’arrière d’un cockpit surélevé. Enfin le numéro 3, F-AOHO, gris-bleu, possédait la même disposition mais avec un train rentrant vers l’extérieur. Les Maillet 201 devaient recevoir la cabine surélevée, mais la seule photo que je possède (n° 12) montre une cabine peu différente de celle du prototype, avec seulement moins de montants, le poste ne comportanr que deux places..

Remarque : J’ai d’abord suivi le (petit) trois-vues d’Aviation Magazine (dans la doc : M 20 F-ANQY 3V) pour ce qui est de la découpe du moteur qui va, en biais, jusqu’au pare-brise, contrairement au dessin couleur dont on pouvait penser qu’il est plus superficiel. Cependant, une photo sans référence semble bien être celle du premier M 20 avec la découpe du dessin….. On peut aussi y voir que l’immatriculation est en lettres plus petites sur le fuselage, absente sur le dessus de l’aile (ce qui est étonnant pour l’époque), et on peut soupçonner que la verrière est alu et non pas blanche! De plus, elle comporte plus de montants. J’ai trouvé depuis dans un vieux numéro de l’Air, un petit trois vues qui confirme que la partie arrière du capot est bien verticale au niveau de l’avant du pare-brise (voir M 20 3 vues). Le plan a donc été corrigé et la maquette modifiée dans ce sens (voir les deux photos de la maquette). Dans la même publication, une photo sans aucune immatriculation. A-t-elle été portée ensuite aux 6 positions ?

La maquette

Si on réalise le F-ANQY, il est intéressant d’utiliser du styro blanc, bien que la densité soit un peu plus élevée. Dans ce cas on peut réaliser les immatriculations par simple masquage.

Sur mon modèle, l’aile traverse le fuselage, à l’intérieur duquel elle est assez largement allégée. On peut certainement se contenter de coller les ailes par la tranche, à la condition de bien soigner l’ajustement et l’alignement.

Pour fixer les jambes du train, on commence par prévoir un petit encastrement. Pour cela poser en place un morceau de métal de 12 x 8. Appuyer dessus l’extrémité d’un petit fer à souder qui commence à chauffer. Aussitôt que la plaque s’enfonce, retirer le fer. On obtient ainsi un renfoncement net, dont le fond est solide. Il suffit d’y aralditer le haut de la jambe repliée avec une contreplaque en ctp de 3/10 ou même en balsa qui a l’avantage de pouvoir se poncer sans difficulté au niveau de l’aile.

Le carénage peut se réaliser en balsa ou en styro, plus délicat mais plus léger. Si on réalise le F-AOHO, le train peut être laissé rentré, sinon sa réalisation, sans carénages, est plus simple que sur les deux premiers exemplaires.

Les empennages sont petits et pour voler au moteur, il faut un CG très avancé (15 à 20%), la gouverne de stab étant relevée de 5 à 10°. Avec une hélice de 120 mm au pas relatif de 1,6, il faut une boucle de 2 à 2,4 mm selon poids. Réglage classique des ailes basses : virage à gauche avec aileron gauche abaissé de 3 à 5°, droit relevé idem et rayon de virage réglé par la dérive.

Ajouté le 17/11/2009 - Auteur: Jacques Cartigny - Catgégorie: F4F