Ce bombardier léger tchèque de 1930, inspiré des avions de raid français de la même époque, est séduisant par la finesse de ses lignes, mais délicat par sa faible surface, surtout pour les empennages, et par son nez, qui malgré les apparences, n' est pas bien long.
Construction
La base du fuselage est une échelle classique, et comme il est difficile de réaliser le dos en baguettes à cause de la grande ouverture de la tourelle, on est amené à un coffrage, ce qui simplifie accessoirement le raccord à l'extrados de l'aile. Pour obtenir ce coffrage aussi léger que possible, il est réalisé en 3/10 léger, ployé mouillé sur une forme ( qui peut être approximative ), recouvert de papier sur cette forme, ce qui évite les déformations ultérieures, et posé au dernier moment, la partie avant étant ajustée par tâtonnement pour affleurer le dessus de l'aile. De cette façon on limite le poids et les demi-couples sont inutiles.
L'avant est constitué de petits blocs, qu'il faut bien creuser, non pour alléger, mais pour bien dégager l'écheveau.
Pour réaliser l'aile, on peut utiliser les nervures fournies ( Clark Y ) ou prendre toutes les nervures dans la nervure d'emplanture ( plus plate ) de la vue latérale du plan, en recoupant l'intrados en biais pour ajuster la longueur, méthode facile et rapide. Le modèle vole sans dièdre à l'extrados, mais 5 à 10 mm de dièdre dans la partie trapézoïdale faciliteront bien le réglage....
Grâce à leurs mâts, les empennages peuvent être collés seulement sur leur tranche, il peut être intéressant de prévoir les gouvernes mobiles, mais il faut surtout soigner la légèreté. Ne pas oublier les petits compensateurs en "banc de jardin", simplement réalisés en papier.
Le train est constitué de deux c. à p. 3/10 qui se croisent ( soudées ou aralditées ) au centre de la roue. Une des c. à p. forme l'axe, l'autre remonte verticalement pour constituer la base de l'amortisseur et coulisse dans la paille de la fausse jambe verticale.
La faible surface a fait choisir du papier ( vert dessus, bleu clair dessous ) pour recouvrement, mais il n'est pas interdit de peindre! La pose du papier sur les multiples contours du nez est une épreuve de patience! Par contre des cocardes peintes seraient à la fois plus belles et plus légères que celles que j'ai réalisées en papier coloré et collé.
Bien que les surfaces en soient développables, il est plus simple de mouler la cabine, munie de deux petits bustes de pilotes masquant judicieusement le bord d'attaque que l'on a conservé à cet endroit pour des raisons de robustesse.
Mon modèle comportait une tripale, fragile et probablement pas nécessaire. Une bonne bipale pourrait bien être aussi efficace. Ne pas oublier le cône qui souligne la finesse de la ligne.
L'avion étant peu décoré, il est bon de soigner les petits détails, échappements, prises d'air, haubans, mitrailleuse et son affût, radiateurs ....
Réglage
Réglage à droite classique des ailes hautes, rendu délicat par la faible taille du nez (ajustement soigné nécessaire) et des empennages (que l'on peut agrandir par prudence). CG à 2 mm en arrière du longeron au marginal, piqueur ( 3° ? ) et décalage à droite ( 2° ) sont assez critique, mais le vol n'est pas très rapide, en tours assez larges à droite. Bien que l'on ne puisse utiliser de très grandes longueurs de moteur (problèmes à la fois de lest et de noeuds), on peut faire de bons vols avec 300 mm de 2 x 1 ( 1250 t ) pour un ensemble pesant 9 g complet avec pas mal de lest bourré dans le petit nez.
Documentation
- Fana de l'Aviation n° 34 6 / 1972 ( plan, étude, photos n. b. )
- Latadla Ceskovenskych Pilotu ( profil couleur )