Les bimoteurs, ça fait toujours envie, et ça change, mais il en est peu qui peuvent donner des performances correctes, même si on n’est pas exigeant ! Le faible diamètre des hélices limite leur poussée et leur rendement, et la longueur de moteurs est souvent limitée. Les Burnelli sont tentants car on peut espérer une structure assez légère et des moteurs un peu plus longs, mais enfin il ne faut pas rêver !
La structure de base est le gros profil d’aile qui tient lieu de fuselage. Les longerons extérieurs sont en 1,2 x 1,2 préployées à chaud ou, plus simplement, découpées dans de la planche de 12/10. Les pièces longitudinales internes sont en 5/10, et plus hautes car elles sont encochées pour les longerons. Attention à l’équerrage, car tout se fixe dessus. Les poutres arrières plates ne se collent qu’après pose du papier de dessus. Le papier du côté se posant d’une pièce sur le fuselage et la poutre. La cabine et les deux parties supportant les moteurs sont en styro recouvert de papier, solution un peu plus lourde, mais plus solide et permettant de creuser au maxi. Un petit capot en balsa roulé renforce les capots moteurs. Contrairement à ce que j’ai fait, ne pas oublier de creuser l’intérieur de la cabine et alléger le coffrage avant caché dessous.
Les hélices sont aussi légères que possibles (pas besoin de lest), on peut essayer des pas relatifs assez grands (1,8 à 2), ce qui compense un peu (très peu !) le faible diamètre. Sur mon modèle, elles étaient contrarotatives, mais sur un avion aussi stable, c’est inutile et cause d’erreurs de manipulation. Mais il faudra mettre un peu de décalage d’axe à droite (2 à 3°), qui était inutile sur le mien. Les moteurs peuvent être de 1,3 à 1,6 mm selon poids et pas d’hélice, l’adaptation étant assez pointue étant donnée la faible section. Je n’ai pas essayé de longueur supérieure à 300 mm, mais on peut certainement aller jusqu’à 400 ou 450 mm, il y a la place et cela ne recule pas trop le CG
J’ai recouvert mon modèle en japon couleur alu, mais ce n’est pas une très bonne solution car ce papier s’étend mal. Une fine couche de peinture acrylique donnerait un aussi bon résultat pour un poids équivalent. Ne pas oublier la flèche rouge et les panneaux anti-reflets qui entourent la cabine. Remarquer ,sur les photos, que l’immatriculation a connu deux formes.
Documentation
- RAF Flying Review vol 20 n° 7
- Aeroplane Monthly 07 / 1980