Ce petit monoplace a été dessiné en 1946 et n'a pas laissé beaucoup de traces...Comme il arrive souvent le plan constructeur ne correspond pas avec l'appareil effectivement réalisé, le plan de la cacahuète suit donc plus les photos que le trois vues en particulier pour le capot moteur et la cheminée d'aile.
C'est un bon modèle pour se lancer dans la construction en styro. On peut, comme je l'ai fait à l'époque ou cette méthode n'était pas encore à la mode, ne l'utiliser que pour le fuselage, mais la construction en styro des autres parties ne pose pas de gros problèmes.
Construction
La construction de la coque selon la méthode habituelle (deux demi-fuselages collés provisoirement, mis à la forme extérieure, puis séparés, creusés et recollés sans oublier les renforts de broche). Le long appuie-tête, lui-même creusé, se colle ensuite, après suppression presque totale de la partie qu'il recouvre. Le seul point délicat est la fixation des accessoires. La "cheminée" qui supporte l'aile se colle dans une fente du fuselage laissé un peu plus épais à cet endroit, et deux tubes de papier ( ou de paille dure ) abondamment collés à leur passage à travers le styro, permettent le collage des c. a p. du train. Le capot en balsa de 3 ou 5/10 n'est pas structurellement indispensable, mais il facilite la manipulation et la peinture comme nous le verrons plus tard. Il permet de plus d'affiner et même de supprimer le styro à l'endroit ou les noeuds du moteur peuvent frotter (autour du crochet avant).
L'aile ne pose aucun problème constructif, notons seulement que, si on choisit un profil creux, on risque d'avoir un modèle moins stable car le bras de levier des empennages est petit.
Si on a choisi le tout styro, il est préférable de prévoir sous l'aile des petits renforts en ctp de 3/10 au collage de la cheminée et des mâts.
Le train peut traverser le fuselage ou entrer seulement de 10 mm et être araldité en place, ce qui est plus pratique.
Décoration
Je n'ai aucune certitude quant à la couleur que je suppose être rouge par examen des deux seules photos que je possède. Si on a choisi la construction en partie traditionnelle, et que l'on ne veut pas peindre l'ensemble, on peut recouvrir le fuselage de papier rouge, posé en quatre morceaux à la colle blanche diluée. On peut obtenir ainsi une excellente finition, mais un peu lourde. Si on réalise l'immatriculation en papier japon, il faut le peindre préalablement, sinon le contraste avec le rouge est insuffisant, mais la peinture directe donne un bien meilleur effet. Sous l'aile, une photo montre que la très grande immatriculation (elle déborde sur les ailerons), se superpose à d'anciennes cocardes. Ceci explique-t-il la couleur différente (toile ou alu mat ?) du gouvernail de dérive ou des bandes tricolores auraient été effacées ? Ce gouvernail porte des inscriptions blanches assez difficiles à lire (P.CARMIER, type 10 N°1, PT 375 k.....). Le capot est couleur alu, ainsi que la cheminée et divers panneaux du fuselage (celui de dessus à l'avant de la cheminée est le réservoir d'essence avec son bouchon à gauche). On peut agrémenter le modèle de quelques détails : échappements et petite prise d'air à droite, radiateur d'huile dessous à l'arrière du capot, commandes d'ailerons montant vers l'aile des deux côtés du pare-brise, ferrures de train et de mâts qui paraissent assez peu aérodynamiques.
Si on a choisi la construction tout styro, il faut évidemment peindre. Si on a construit en styro blanc, il suffit de masquer l'immatriculation.
Réglage
Malgré l'aile haute et le dièdre, je n'ai pas réussi à obtenir le réglage traditionnel à droite. Donc le virage était à gauche, avec l'aile gauche vrillée positivement de 2° seulement, 4° de piqueur et un décalage à droite très faible mais dont le réglage est très pointu. En effet, à cause du faible bras de levier arrière, le modèle fait facilement un déclenché brutal à gauche au lancer à plein remontage, ce qui se calme par un peu d'axe à droite. Pour ce réglage, il est bon d'avoir un gouvernail réglable, car le braquage à gauche peut être important. Il n'est pas impossible cependant que l'on puisse virer à droite en ajustant précisément le décalage d'axe.
Documentation
- M.R.A. n° 323 Mars 1966 (plan trois vues et photo)
- Les Avions Français (Gaillard) bonne photo